Votre e-réputation : public veut dire…euh…public
Un cas intéressant cet après-midi sur le portail de traducteurs Proz.com : Un utilisateur pose une question de terminologie (sur le terme « bilan social »), une question que nous avons justement traité en détail (avec plusieurs commentaires très intéressants de nos lecteurs) sur notre blog.
Je propose une réponse, avec un lien vers le billet publié sur notre blog, et je Tweet l’info (avec lien vers la page Proz) qui est aussitôt diffusée sur Twitter et Facebook. Pourquoi ? Parce que ce billet en particulier a été très lu et je voulais signaler à nos lecteurs que la « conversation » continuait ailleurs et que la question était toujours d’actualité dans les traductions RH.
L’utilisateur en question n’a pas du tout apprécié le fait que le lien soit diffusé en dehors de la « communauté » des traducteurs (or nos comptes Twitter et Facebook sont suivis principalement par des traducteurs !). Un autre utilisateur a retiré sa réponse. Tout ceci  m’a un peu surprise, vu que Proz.com est un site public et que les pages de questions de terminologie sont indexées par les moteurs de recherche (on ne peut pas être plus public que cela !) et sont visibles par…euh…tout le monde.
Je crains que la question soit supprimée, donc voilà de quoi il s’agit :
La question posée par l’utilisateur (dont le nom a été caché ici) :
Et l’échange concernant mon Tweet :
Pourquoi, chers lecteurs, est-ce que je vous parle de tout cela ?
Premièrement, tout simplement pour vous rappeler que lorsque vous publiez quelque chose sur internet, c’est effectivement public et vous ne maîtrisez ni la diffusion ni la durée de vie des informations que vous publiez (ceci est vrai pour TOUTES les informations que vous publiez ainsi que pour vos courriels, rappelons-le). Comme le dit très bien ma consultante préférée en matière de Web 2.0 « Don’t ever publish anything you wouldn’t say to your grandmother or be proud to discuss during a job interview. »
Deuxièmement, en ce qui concerne les questions de terminologie (en général, pas forcément dans ce cas précis), il y a plusieurs risques lorsque l’on cherche de l’aide sur un forum public :
- Vous ne respectez pas la confidentialité des documents de vos clients
- Vous affichez un manque de rigueur, de recherche ou tout simplement de compétence de votre part dans un domaine d’expertise en particulier
- Vous êtes dans l’impossibilité de valider la compétence des répondants
Comment faire, alors ?
Nous préférons contacter en privé des « personnes ressource » (autres traducteurs, personnes exerçant le métier concerné, le client) que nous connaissons bien et qui possèdent les compétences requises, si nos recherches n’aboutissent pas.  Tout simplement. Comme ça, il n’y a pas de risque de non respect de la confidentialité ne de passer pour des incompétents (sous la pression des délais, la fatigue, on ne fait pas toujours autant de recherches minutieuses qu’il ne faudrait !). C’est devenu un réflexe de poster d’office nos questions sur les forums, mais il existe également le téléphone, moyen plus discret de demander de l’aide. En plus, on choisit son interlocuteur pour ses compétences dans le domaine concerné et on filtre ainsi les réponses venant « d’anonymes » dont il est impossible de vérifier les compétences.









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Le lien marche toujours.
Je suis aussi surprise que toi de sa réaction. Est-ce qu’il sait que Proz a maintenant un lien FB dans le premier message de chaque fil du forum pour dire qu’on aime ? (Personnellement, je trouve que ça ne fait vraiment pas sérieux.)
Je continue à penser que les sites de traducteurs peuvent être une bonne ressource pour la termino quand on est vraiment coincé, à condition de faire très attention. Et c’est là que je ne suis pas d’accord avec les gens qui réclament du contexte à cor et à cri. Quelqu’un qui cherche le nom d’un nerf ou d’un os peu connu et qui a du mal à trouver, OK, à condition de demander seulement le nom du petit os de l’oreille qui est entre l’enclume et le marteau, par exemple.
L’Internet, c’est la place publique, et ça, ça peut être très bon comme très mauvais.