Faire un test de traduction ? Mouais…

Bonjour chers lecteurs ! Voici un petit billet sur les tests de traduction. Février est un mois « court », souvent avec 10 % de jours travaillés en moins qu’un mois « normal ». Cette année j’ai décidé de me fixer un objectif de revenus ambitieux pour maintenir la dynamique de la première moitié de mon année (mon exercice va de juillet à juin, donc je suis à la moitié de mon année en janvier). Et comme par hasard j’ai reçu deux demandes de nouveaux (potentiels) clients directs, les deux étant des recommandations de mon réseau (clients on confrères). Génial ! Mais les deux m’ont demandé un petit test de traduction dans leur premier mail de contact (…et ça, chers lecteurs, la Marmite n’aime pas du tout !) pour des raisons toute à fait différentes :

  • Pour le premier, une première traduction ratée, le responsable marketing a besoin de mon « aide » pour faire valoir auprès de son hiérarchie que la première traduction n’est pas exploitable pour un document à très haute visibilité (THE big brochure de la boîte). Facile. Je discute 20 minutes au téléphone avec le monsieur, je propose de reprendre un ensemble « titre + chapô + corps de texte » pour environ 120 mots, de commenter la traduction existante…facile, il y a des fautes, des faux-amis et des lourdeurs de syntaxe de partout…et de proposer ma propre version et d’accompagner cet envoi avec un devis pour la refonte de la totalité du document. Et c’est URGENT. Je demande donc une réponse le lendemain pour démarrer tout de suite.
  • Pour le deuxième, il s’agit d’une start-up qui démarre une levée de fonds et qui souhaite faire traduire ses supports (PowerPoint, business plan, etc.). Là c’est juste l’angoisse de ne pas maîtriser le truc et de partir voir des investisseurs potentiels avec des documents qui ne tiennent pas la route. Donc après un appel téléphonique (digne d’un entretien pour rentrer au CIA) je propose de traiter un petit extrait et qu’on en discute par la suite. J’ai demandé à plusieurs reprises de voir un document complet (un PowerPoint), mais je reçois juste un petit extrait d’une diapo, d’une centaine de mots (encore la CIA ?). Je traite le « test » et je l’envoie avec les réserves sur le manque de contexte pour deux ou trois éléments.

Une fois de plus, mon petit doigt me dit que dire « oui » à un test n’était pas le bon plan. Même pour un potentiel client direct. Même pour un potentiel client direct envoyé par un autre client ou par un confrère… Les deux prospects tardent à me donner une réponse claire (on fait le projet ou pas, merde ?), je pense que le premier n’a pas la main dessus et le deuxième n’est pas « prêt » à investir dans son développement. Et pourtant, j’aurais pu sentir facilement ces 2 freins lors de mes entretiens au téléphone avec eux. J’essaie donc de revenir à une ligne directrice en quelque sorte…

  • Un test de traduction doit toujours être rémunéré (quitte à déduire le montant de la première facture pour un « vrai » projet), c’est signe d’un engagement de la part du client
  • Un test demandé par un prospect n’est pas du tout la même chose qu’un test proposé par le prestataire
  • Demander un test gratuit lorsque le prestataire a été recommandé par une personne de confiance n’est pas un super bon signe (soit la personne n’est pas prête, soit elle n’a pas pouvoir de décision)
  • Donc pas de tests gratuits. JAMAIS. Même pas lorsqu’on a été recommandé. Même pas quand c’est un client direct avec un projet urgent.

Je vous tiendrai au courant bien évidemment ! Je voulais faire rentrer du travail rapidement pour bien remplir le mois de février, donc il y a eu peut-être un excès de zèle de ma part ! Et comme par hasard, j’ai un client de longue date qui se manifeste avec pas mal de choses à faire, alors le coup est rattrapé. Mais mes contacts avec ces 2 prospects me laissent un sentiment d’insatisfaction (par rapport à ma façon de gérer ça, sans doute !).

Et vous, est-ce que les tests de traduction ont été payants pour vous ? Dans quelles circonstances ?