Le marketing relationnel : applications pour nous, les traducteurs ?

J’ai assisté à un atelier sur le marketing relationnel à la CCI de Grenoble la semaine dernière. L’atelier, animé par Eric Jupille et Cédric Esserméant, a permis aux participants de découvrir les bases du marketing relationnel (la vente de produits en réseau avec un statut de vendeur à domicile indépendant ou VDI). La vente en réseau consiste globalement à remplacer le budget communication/publicité d’un produit (au moins 50 % du prix de vente d’un produit) par un budget commission. Ensuite, au lieu de communiquer sur le produit par les voies classiques (publicité, etc.) on recrute des clients fidèles en les incitant non seulement à parler du produit autour d’eux (ce que les gens font naturellement quand ils sont contents), mais à vendre le produit en échange d’une commission.

Eric a insisté sur la mutation actuelle des modes de travail, une idée à laquelle j’adhère complètement. Globalement, on tend vers une multi-activité (fini 40 ans de boîte suivi d’une retraite dorée !). Et selon Eric, la vente en réseau peut apporter une source supplémentaire de revenus et une certaine sécurité financière dans le temps pour les salariés ainsi que pour les indépendants.

Mais quel est le rapport avec notre activité ?

Lorsqu’on est traducteur indépendant travaillant en B to B, il est difficile d’imaginer comment on peut proposer une commission de vente à nos clients fidèles en échange de leurs recommandations ! Donc à quoi ça sert tout ça ?

D’abord, la vente en réseau peut apporter des revenus qui vous permettent de démarrer et de développer une autre activité ainsi que des compétences qui se transfèrent facilement à une activité indépendante. En effet, un VDI s’appuie sur un produit existant qui a déjà fait ses preuves, des argumentaires de vente déjà établis, et surtout sur un réseau de vendeurs expérimentés qui donnent des astuces et conseils pour vendre (au téléphone, en réunion, etc.), gérer son temps et développer son activité (effectivement, des compétences très utiles pour tout entrepreneur). On gagne en aisance et en confiance, super pour développer sa propre activité par la suite ! Et même si la vente en réseau ne vous intéresse pas, il y a des principes qui peuvent s’appliquer à notre activité de traduction :

  1. Le client comme « ambassadeur » de vos services — Votre clientèle existante est votre meilleur vendeur. Qui n’a pas bénéficié d’une recommandation de la part d’un client ravi ? Mais souvent, ce type de recommandation arrive par hasard. On peut « provoquer » ces recommandations d’une façon plus systématique en demandant tout simplement au client s’il serait prêt à vous recommander et dans quelles conditions.
  2. La gestion et la fidélisation d’un réseau d’ambassadeurs — Pour développer son activité, le VDI doit animer son propre réseau de vendeur-ambassadeurs. Et les idées ne manquent pas…petits déjeuners autour d’un thème, rencontres, formations ou groupes de travail…et certaines de ces idées sont applicables à nous (pour l’organisation des repas « réseau » où vous invitez plusieurs de vos clients pour qu’ils se rencontrent entre eux, je recommande le livre Never Eat Alone).
  3. Des objectifs précis, voire chiffrés — On bannit le « On verra ce que ça donne ». Pour être efficace, il est important de fixer des objectifs à court, moyen et long terme et de mettre des actions concrètes en face pour les atteindre.

En ce qui me concerne, pour vendre un produit en direct, il faudrait vraiment que je sois conquise par le produit et que ledit produit soit en adéquation avec mes valeurs. Selon plusieurs témoignages au cours de cet atelier, un parcours de VDI commence souvent exactement comme ça, on tombe amoureux du produit tout simplement ! Ensuite, on s’épanouit en faisant quelque chose qu’on ne pensait pas du tout aimer, soit pour financer un projet personnel ou professionnel soit pour en faire un métier à part entière. Est-ce que vous avez plusieurs activités professionnelles ? Et la vente en réseau ? Vous avez essayé ?