Traduction et tarifs : quelques réflexions

Cette semaine, quelques réflexions concernant la tarification, que ce soit au mot, à l’heure, au forfait ou autre !

Tout d’abord, nous avons déjà abordé la question des tarifs de traduction dans plusieurs billets. Aujourd’hui, j’aimerais partager quelques réflexions en vrac pour vous aider à repenser votre stratégie tarifaire (ou d’en construire une si vous n’en avez pas, pourquoi pas pour début 2012 !) :

1 – La tarification au mot. Longtemps considérée comme « le » standard dans notre métier, la tarification au mot a pour principal avantage de rassurer le client (il sait d’emblée combien va coûter une prestation et la tarification au mot facilite la comparaison de plusieurs devis, par exemple). Par contre, la tarification au mot peut poser des problèmes de positionnement (nous vendons notre expertise, notre talent, notre temps…est-ce vraiment compatible avec une facturation « au kilo » ?). Si on ne se positionne pas sur le prix, mais sur la valeur ajoutée, est-ce vraiment utile ou souhaitable de présenter nos devis de la même façon qu’un prestataire qui vend des mots au kilo ?

2 – La tarification au forfait (forfait par livrable). Parce que chaque projet est unique. Le forfait peut varier en fonction de paramètres techniques (format du fichier, urgence ou non, BAT à relire ou non, etc.), métier (technicité du document, l’existence d’un bon brief chez le client ou non, nombre d’aller-retours, réunions avec le client, etc.) ou autres (comme les enjeux du projet…une publicité qui sera vue par des millions de personnes ou une note interne ?). En termes de positionnement, la tarification au forfait est plus adapté à une prestation spécialisée à valeur ajoutée que la tarification au mot. Le forfait montre au client qu’on prend en compte chaque étape de son projet et qu’on propose plus qu’une « boîte aux lettres » où on envoie son texte pour recevoir la version traduite X jours plus tard. Attention : la tarification au forfait n’est pas « facturer à la tête du client ». C’est prendre en compte un projet dans sa globalité pour proposer le meilleur niveau de service possible au client (et s’assurer de se faire rémunérer non seulement pour son temps, mais pour la valeur ajoutée qu’on apporte).

3 – La tarification à l’heure. La principale objection de la part des clients est qu’une tarification à l’heure ne permet pas de savoir à l’avance quel sera le coût total d’un projet. Pour les prestations que nous facturons à l’heure, nous essayons de fournir une fourchette haute au client, quitte à facturer moins si on passe moins de temps que prévu.

4 – Les forfaits pour projets récurrents. Ce type de forfait peut être pratique pour des projets récurrents (mise à jour d’actualités sur un site internet, newsletter mensuel, etc.). Il permet au client d’avoir une certaine visibilité sur les dépenses à venir et peut également simplifier les tâches administratives. Pour nous, ce type de forfait peut garantir un revenu récurrent (sous forme de commande ouverte ou de contrat). Il ne faut donc pas hésiter à proposer ce genre de tarification à vos clients pour tous leurs projets récurrents.

Quel que soit le mode de tarification choisie, les grands principes à prendre en compte sont : l’impact sur votre image, sur votre positionnement ; la prise en compte global des besoins d’un projet pour ne pas vous retrouver à travailler pendant 20 heures pour un devis de 350 mots ; et les besoins « pratiques » de votre client (disposer d’un budget prévisible, simplifier ses tâches administratives, etc.).

Et vous, comment fixez-vous vos tarifs ? Utilisez-vous un ou plusieurs modes de tarification ?