Le zéro risque…une utopie ?

Bonjour chers lecteurs…je vais commencer par transgresser une des règles d’or du bloggeur en m’exusant d’une trop longue absence ! Un été record au niveau projets suivi de deux semaines de vacances (oui, vacances !) en septembre suivi de quelques galères au niveau personnel…et le feu s’est doucement mais sûrement éteint sous la Marmite qui ne bouillonne plus depuis un moment…Pour me rattraper je vous promets quelques surprises d’ici la fin de l’année (RDV bientôt pour plus d’informations !). Surtout, je m’engage ici devant tout le monde d’intervenir ré-gu-lière-ment. Bon, on passe aux choses plus sympas ?

Une association de traducteurs et d’interprètes m’a récemment contactée pour faire un petit atelier sur le risque. Le risque vous dites ? Oui, le risque ! Mais quels sont les risques liés à notre métier ? Justement, je suis en train de réfléchir à ce sujet afin de préparer cette formation !

1 – Le non-paiement. C’est de loin celui qui est le plus souvent abordé par les traducteurs. Nous en avions parlé ici-même il y a quelques temps lors d’un petit billet sur comment vous pouvez vous protéger contre les mauvais payeurs.

2 – Le risque de perdre un gros client. On en a tous peur, mais personne n’ose en parler. Nous l’avons fait ici, lors de ce billet sur la gestion du portefeuille clients selon la règle 80/20.

3 – Le risque trésorerie. Il s’agit de se retrouver sans suffisamment de liquidités pour financer les dépenses courantes (ou imprévues) comme les charges sociales et les régularisations de charges, la soustraitance, etc.

4 – Le risque « réputationnel ». C’est quoi exactement ? Il s’agit de pratiques qui peuvent se retourner contre vous en quelque sorte et endommager une réputation que vous avez mis des mois, voire des années à construire. Et c’est le sujet qui m’intéresse aujourd’hui. Cet été nous avons vécu deux situations de risque réputationnel.

La première s’agissait d’un nouveau client (à qui nous avons été recommandées par un client satisfait) qui a été très déçu par notre travail (voire furieux). Nous avons essayé tant bien que mal (parce que là c’est vrai, on a pris une claque ! Difficile de garder son calme) d’appliquer les consignes de la Marmite sur la gestion d’un client furieux. Bref, on a laissé le client « vider son sac » comme on dit, sans réagir à ses propos parfois très durs. Nous avons ensuite essayé de trouver le *vrai* problème sous-jacent. Ensuite, nous avons rassuré le client qu’il ne s’était pas trompé en faisant appel à nous et nous avons fait une proposition de solution pour corriger le tir, proposition qui a été accepté. Le dossier est toujours en cours, je vous tiendrai bien évidemment au courant de la suite, mais le but c’est de sortir par le haut en quelque sorte et de laisser le client sur une impression très positive de notre société…cela me semble en bonne voie, les messages ont repris un ton plus cordial et on poursuit notre collaboration pour refaire le travail en question après quelques ajustements à la version française par le client.

Le deuxième cas s’agissait d’un grand compte pour lequel on a traduit une refonte majeur de son site web…Nous tenions vraiment à communiquer sur ce projet par le biais d’un article sur notre site (témoignage ou étude de cas). Mais suite à une gestion de projet un peu chaotique chez le client, et malgré nos propositions de plusieurs aller-retours de corrections avec le client (bien au-delà de ce qui était proposé dans notre devis) nous avons abandonné en quelque sorte, parce que nous ne maîtrisons absolument pas ce qui est publié sur le site (un mélange de nos traductions finalisées par nous, nos traductions « retouchées » par le client et des contenus en anglais « home made » chez le client…). Ce qui est vraiment dommage c’est que cette entreprise est une super référence dans la région et cela nous semble un peu catastrophique quand même d’avoir travaillé pendant plusieurs mois sur un projet dont on ne souhaite pas parler…au moins publiquement. Mais en conclusion, nous avons décidé que le risque réputationnel était trop important. Nous ne communiquerons donc pas sur ce projet.

Avez-vous déjà rencontré une situation où votre réputation était effectivement en jeu ? Comment avez-vous géré le risque ?Bonjour chers lecteurs…je vais commencer par transgresser une des règles d’or du bloggeur en m’exusant d’une trop longue absence ! Un été record au niveau projets suivi de deux semaines de vacances (oui, vacances !) en septembre suivi de quelques galères au niveau personnel…et le feu s’est doucement mais sûrement éteint sous la Marmite qui ne bouillonne plus depuis un moment…Pour me rattraper je vous promets quelques surprises d’ici la fin de l’année (RDV bientôt pour plus d’informations !). Surtout, je m’engage ici devant tout le monde d’intervenir ré-gu-lière-ment. Bon, on passe aux choses plus sympas ?

Une association de traducteurs et d’interprètes m’a récemment contactée pour faire un petit atelier sur le risque. Le risque vous dites ? Oui, le risque ! Mais quels sont les risques liés à notre métier ? Justement, je suis en train de réfléchir à ce sujet afin de préparer cette formation !

1 – Le non-paiement. C’est de loin celui qui est le plus souvent abordé par les traducteurs. Nous en avions parlé ici-même il y a quelques temps lors d’un petit billet sur comment vous pouvez vous protéger contre les mauvais payeurs.

2 – Le risque de perdre un gros client. On en a tous peur, mais personne n’ose en parler. Nous l’avons fait ici, lors de ce billet sur la gestion du portefeuille clients selon la règle 80/20.

3 – Le risque trésorerie. Il s’agit de se retrouver sans suffisamment de liquidités pour financer les dépenses courantes (ou imprévues) comme les charges sociales et les régularisations de charges, la soustraitance, etc.

4 – Le risque « réputationnel ». C’est quoi exactement ? Il s’agit de pratiques qui peuvent se retourner contre vous en quelque sorte et endommager une réputation que vous avez mis des mois, voire des années à construire. Et c’est le sujet qui m’intéresse aujourd’hui. Cet été nous avons vécu deux situations de risque réputationnel.

La première s’agissait d’un nouveau client (à qui nous avons été recommandées par un client satisfait) qui a été très déçu par notre travail (voire furieux). Nous avons essayé tant bien que mal (parce que là c’est vrai, on a pris une claque ! Difficile de garder son calme) d’appliquer les consignes de la Marmite sur la gestion d’un client furieux. Bref, on a laissé le client « vider son sac » comme on dit, sans réagir à ses propos parfois très durs. Nous avons ensuite essayé de trouver le *vrai* problème sous-jacent. Ensuite, nous avons rassuré le client qu’il ne s’était pas trompé en faisant appel à nous et nous avons fait une proposition de solution pour corriger le tir, proposition qui a été accepté. Le dossier est toujours en cours, je vous tiendrai bien évidemment au courant de la suite, mais le but c’est de sortir par le haut en quelque sorte et de laisser le client sur une impression très positive de notre société…cela me semble en bonne voie, les messages ont repris un ton plus cordial et on poursuit notre collaboration pour refaire le travail en question après quelques ajustements à la version française par le client.

Le deuxième cas s’agissait d’un grand compte pour lequel on a traduit une refonte majeur de son site web…Nous tenions vraiment à communiquer sur ce projet par le biais d’un article sur notre site (témoignage ou étude de cas). Mais suite à une gestion de projet un peu chaotique chez le client, et malgré nos propositions de plusieurs aller-retours de corrections avec le client (bien au-delà de ce qui était proposé dans notre devis) nous avons abandonné en quelque sorte, parce que nous ne maîtrisons absolument pas ce qui est publié sur le site (un mélange de nos traductions finalisées par nous, nos traductions « retouchées » par le client et des contenus en anglais « home made » chez le client…). Ce qui est vraiment dommage c’est que cette entreprise est une super référence dans la région et cela nous semble un peu catastrophique quand même d’avoir travaillé pendant plusieurs mois sur un projet dont on ne souhaite pas parler…au moins publiquement. Mais en conclusion, nous avons décidé que le risque réputationnel était trop important. Nous ne communiquerons donc pas sur ce projet.

Avez-vous déjà rencontré une situation où votre réputation était effectivement en jeu ? Comment avez-vous géré le risque ?