Candidature rime-t-elle avec désinvolture ?

Depuis sa création en mai 2010, SFM Traduction SARL a déjà reçu de nombreuses candidatures spontanées, demandes de stage ou propositions de partenariats.

Les formes prises par ces demandes sont aussi diverses que surprenantes, avec un point commun néanmoins : une désespérante médiocrité qui s’exprime de différentes façons.

Florilège :

  • Démarrage en force, lorsqu’on vous gratifie d’un « Madame, Monsieur », alors que fort probablement, on vous a déniché sur internet et qu’à moins d’être aveugle ou de ne pas savoir lire, il est facile de constater qu’à SFM Traduction, il n’y a que des femmes !
  • Vous recevez un mail avec objet, corps de mail vide et CV en pièce jointe. Pour le reste, à vous d’aller puiser les informations potentiellement intéressantes, alors que la personne n’a pas exprimé plus de considération pour vous !
  • Vous recevez une proposition de services sans que la personne ait indiqué ses coordonnées ! Si toutefois elle avait réussi à susciter votre intérêt toute faute d’orthographe et ton incroyablement culotté mis à part.
  • Vous recevez une demande de stage et il ne reste que très peu de temps pour donner votre réponse, le gamin s’y étant pris apparemment à la dernière minute pour vous envoyer sa demande.
  • Sans compter les formulations douteuses qui laissent imaginer toute la puissance de la motivation : « je vis au rythme des saisons… », « Je veux élargir mon réseau… ». Ou encore pour une proposition de rédaction de documents internes et externes en bon français, « en espérant que ma candidature est attirée votre attention… », sic.

Au secours !!!!!

Sur l’ensemble des candidatures reçues, nous évaluons celles qui sont dignes d’intérêt à moins de 5%. N’est-ce-pas remarquable ?

En laissant l’ironie de côté, est-il possible, sans paraître prétentieux de donner quelques simples conseils de bon sens ?

Revenons aux fondamentaux. Normalement, nos mamans nous ont toutes appris cela !

  • On dit bonjour, et à la bonne personne, sans envoyer sa lettre « bateau », parce qu’on a eu la flemme de la personnaliser.
  • On se présente, et on précise dans quelle mesure on a quelque chose d’intéressant à apporter.
  • On veille à ne pas faire de fautes d’orthographe et si on n’est pas sûr de soi, on se fait aider.
  • Et puis, on arrête de se comporter en enfant gâté, comme si la réponse positive était un dû.

Bref, la nouvelle rassurante, pour tous ceux qui accordent de l’importance à ces détails, c’est qu’ils n’auront pas beaucoup d’efforts à faire pour l’emporter haut la main sur la masse de ces candidatures faisant un tabac pour le recueil des perles 2011, mais qui ne passeront jamais le niveau des premières sélections.