Développer votre activité avec la « spéversification »

Se spécialiser et se diversifier ne sont pas forcément incompatibles. L’autre soir j’ai assisté à une présentation sur les nouvelles tendances dans la vente (enfin, pas si nouvelles que ça : je n’ai pas trouvé les concepts présentés très « actuels » — ceci dit, certains restent valables !).

En gros, avant on mettait relativement peu de temps à gagner la confiance d’un prospect. Le prospect achetait parce la demande était plus importante que l’offre (il n’avait pas donc le choix) et la confiance se gagnait après, une fois le contrat signé. Le commercial s’activait donc à vendre peu de produits au plus grand nombre de clients.

Aujourd’hui, l’offre étant plus important que la demande (et là on peut en discuter, je ne suis pas sûre d’être entièrement d’accord), l’acheteur a l’embarras du choix, le prestataire doit passer beaucoup plus de temps à gagner sa confiance avant de vendre, donc le commercial va essayer de vendre le plus de produits possible à un nombre restreint de clients (offre diversifiée sur un marché de niche).

Pour un traducteur indépendant, la bonne nouvelle est que la spécialisation (se focaliser sur un marché de niche) a déjà fait ses preuves et nous devrions tous à l’heure actuelle être en train d’affiner constamment notre domaine de spécialisation (la taille et le secteur et pourquoi pas la localisation géographique des entreprises avec qui on travaille, le type de document, etc.). Si vous êtes toujours un généraliste, il est temps de réfléchir à un changement de stratégie, parce que le généraliste va de plus en plus être emmené à se battre sur les prix, faute d’un positionnement clair.

Mais comment vendre le plus de produits possible à un client si on est tout seul ? Comment diversifier son offre si tout ce qu’on sait faire c’est de traduire les notices de grille pain du kirghize en coréen ?

  • On élargit ses compétences en se formant. Voici quelques pistes: veille multilingue, conception-rédaction publicitaire, rédaction technique, formation, conseil éditorial.
  • On travaille en partenariat avec des prestataires proposant des compétences annexes. Voici la liste de nos partenaires à titre d’exemple. Nous avons également un réseau de collègues (traducteurs en-fr, traducteurs fr-en dans des domaines que nous ne prenons pas en charge comme la traduction technique, par exemple, graphistes ayant une expérience avec la mise en page de documents multilingues, etc.).

Continuons donc à affiner nos spécialisations et nos cibles (marché de niche) tout en construisant des réseaux de collègues fiables sur qui on peut compter pour répondre à l’ensemble des besoins de nos clients.