Traducteurs et tarifs : le combien, le pourquoi et le comment

J’ai assisté samedi à la journée « Traduire à quels prix » à Nancy. Parmi les intervenants était Dominique Jonkers, traducteur financier expérimenté qui a parlé des éléments à prendre en compte lorsqu’on fixe ses tarifs de traduction. Quelques réflexions en vrac :

  • La notion d’offre et demande : nous avons beaucoup plus de « choix » pour trouver des clients que des acheteurs de traductions ont pour trouver des prestataires
  • La notion de pénurie très localisée dans l’espace et le temps (ah, vous avez besoin de traduire un document vendredi soir pour lundi matin ? cela risque de vous coûter plus cher…)
  • Le calcul de son prix de revient si on intègre les constats suivants : nous avons une capacité de travail finie (nombre d’heures par semaine, jours par an) ; nous devons couvrir nos frais annexes ainsi que notre retraite, assurance maladie, etc ; et nous avons une sorte de « vacance locative » à couvrir, c’est à dire les jours travaillés doivent couvrir les jours non travaillés
  • C’est au prestataire de fixer son prix, pas au client
  • C’est au prestataire de décider s’il veut négocier et si oui, jusqu’à où
  • Toute négociation est à aborder dans un esprit d’authenticité (être soi même et savoir ce qui est acceptable et pas acceptable pour vous dès le départ), de « fun » et d’égalité
  • Lorsqu’on prospecte, on a plus de chance de réussir si on va là où se trouvent les clients et si on évite de se positionner en quémandeur

Et vous ? Quelles astuces avez-vous trouvé pour fixer des tarifs plus réalistes et (pourquoi pas) satisfaisants ?