Le mailing direct : un vecteur de communication efficace pour les traducteurs freelance ?

Personnellement, je n’ai pas encore testé le mailing comme vecteur de communication pour mon activité de traduction, par peur du suivi téléphonique qu’un mailing implique (cliquer sur « envoyer » oui, décrocher le téléphone, non merci!).

Je suis en train de préparer une nouvelle aventure traductionnelle avec 2 de mes collègues (nous créons très bientôt notre SARL de traduction) et la prospection fera probablement partie de notre stratégie commerciale vu qu’on aura une personne très douée au téléphone pour faire la partie phoning 😉

Nous avons commencé à mettre au point un processus pour nos futurs mailing — j’espère qu’il vous sera utile ! Ou peut-être que vous avez déjà tenté l’expérience et vous avez des conseils à partager.

1 – Choisir et qualifier ses cibles

Pour un traducteur indépendant, il est important de choisir et qualifier les cibles de son mailing. Concrètement, cela veut dire que l’on évite d’acheter le fichier de sa CCI ou autre, et on fait son propre fichier de contacts qualifiés. Si on travaille dans plusieurs domaines, cela veut également dire faire un fichier par catégorie de contact (pour moi ce sont les agences de marketing ou de communication, directeurs de communication des grands groupes, directeurs de communication financière, etc.) pour ensuite adapter son mailing à chaque type de contact.

Qualifier les contacts, cela veut dire vérifier que la personne tient toujours son poste, qu’elle s’occupe toujours du type de document que l’on souhaiterait traduire, etc. La qualification se fait sur Internet, par téléphone, et en exploitant ses propres réseaux (virtuels comme LinkedIn, Viadeo, etc. ou réels ! Un contact qualifié assorti d’une mise en relation personnelle est encore mieux si on peut l’avoir !).

Vous l’aurez compris – un fichier de 25 contacts qualifiés vaut mieux que le fichier de 5000 contacts non qualifiés acheté à la CCI, par exemple.

2 – Concevoir le ou les mailing

Maintenant il faut concevoir et rédiger le mailing. Il existe certainement d’autres méthodes, mais je vous présente celle qui me semble la plus appropriée pour notre activité de traduction. Le but du mailing n’est pas de vendre, c’est de donner envie au contact de vous rencontrer, point barre. On reste donc bref et on construit son mailing autour d’un prétexte. Le prétexte peut être un évènement dans l’entreprise ou le secteur en question (rachat, fusion, annonce de résultats, crise, etc.). On termine avec l’appel à l’action (prise de RDV).

3 – On teste son mailing

Ensuite on teste le contenu et le contenant en le montrant à des contacts non traducteurs de préférence pour vérifier que le message est clair. On fait des envois test pour être sûr que le mail s’affiche convenablement dans divers logiciels de mail (webmail, client mail, etc.).

4 – On envoie !

Lorsqu’on a terminé les derniers ajustements et qu’on est satisfait du résultat, on envoie, de préférence en personnalisant chaque envoi avec le nom du destinataire et avec quelques détails concernant son entreprise.

5 – On téléphone pour prendre rendez-vous

Le but du suivi téléphonique n’est pas de vendre — c’est d’obtenir un RDV, point barre. Souvent, s’il n’y a pas de besoin urgent de traduction, obtenir le rendez-vous relève de l’impossible (à moins d’être un super-vendeur!). Alors, on essaie de laisser une bonne impression, d’avoir un contact sympathique avec son interlocuteur et — si cela se passe bien — on obtient l’accord du contact pour rappeler dans 1 mois, 3 mois, 6 mois…ou on demande un nom d’une autre personne dans l’entreprise susceptible d’avoir besoin de nos services…

6 – Et on recommence régulièrement (tous les mois, toutes les semaines…)

En mettant à jour scrupuleusement son fichier de prospection (un fichier Excel fera l’affaire!).